Le paradis des cuisiniers

10 08 2006 | actus | 0

À Montréal, on peut pas se plaindre : les magasins voués aux petits bonheurs de la cuisine, et à leurs accessoires, fourmillent. Bas, moyen ou haut de gamme, l’amateur trouve toujours, comme on dit dans les pubs, son bonheur.

Mais c’était sans compter sur la banlieue. Ce 450, que l’on croit souvent insensible aux beautés gastronomiques, peut désormais regarder de hauts ses collègues du 514. Car il possède un, que dis-je, deux magasins Ares.

Ares, c’était d’abord un magasin peu fréquenté par le petit amateur d’arts culinaires. Et pour cause, on y vendait essentiellement des outils pour le milieu professionnel, le HRI, comme on dit dans le jargon : hôtels, restauration, institution.

Mais Ares a compris le truc : les apprentis chef, et pas seulement les femmes, aiment cuisiner avec des outils de pro. Des hommes, d’ailleurs, qui cuisinent maintenant, de plus en plus souvent, et à leur façon. Des petits chefs qui s’équipent aussi. Et sur le même tempo que le bricolage : l’homo « canadiensus tirus » aime les magasins entrepôts, il aimera Ares.

Car Ares, que l’on peut trouver à côté d’autres monstres du genre sur le boulevard Le Corbusier, à Laval, est un géant de la cuisine. Des centaines, des milliers (?) de produits. Un immense magasin pour se perdre des heures durant. Des dizaines de mètres de casseroles, d’ustensiles, de robots et de planche à découper pour le ti-chef. Un paradis ? Presque.

Imaginez : un rayon entier consacré aux poivrières. Un autre, aux spatules. En bois, en caoutchouc, en métal, en silicone de la NASA, des mètres de plaisir. Même ma blonde est restée bouche bée.
Ares connaît l’importance des marques. Ce n’est pas un magasin à une piastre, ici. Non, c’est du sérieux : Le Creuset, Peugeot, Alessi, Breville, Mauviel, Paderno, Émile-Henry, Henkels, Vulcan, l’amateur saura à qui on a à faire.

Bon, c’est vrai, on tombe aussi sur une tonne de cossins, de gogosses et autres trucs plus ou moins utiles. Le piège : se laisser rouler par ces gadgets qui ne servent qu’une fois, leur rôle devenant rapidement celui d’une décoration (un peu encombrante, parfois) de tiroir. Et je vous en parle en connaissance de cause.

L’allergique à ces centres spécialisés en surconsommation pourra cependant se passer d’Ares. La tentation est grande, c’est vrai, de brûler son portefeuille. Et puis, les produits offerts ici se trouvent assez facilement, mais parfois de façon un peu dispersée, aussi en ville. Mais que voulez-vous, quand on aime, on ne compte pas.

Ares
1550 Boulevard Le Corbusier
(450) 902-1030
D’autres adresses : www.arescuisine.com

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