Terres d’érables
29 mar
Verser généreusement une belle lampée de sirop d’érable sur sa crêpe… un geste banal. Mais êtes-vous bien sûr qu’il s’agit d’un produit authentique ? Vous allez rapidement le savoir. Le sirop de poteau, ça ne goûte franchement rien. Mais il se peut aussi que ce bon vieux sirop d’érable ait été coupé… avec de l’eau ! Alors pour essayer de remettre un peu d’ordre dans tout ça, la Fédération des producteurs acéricoles du Québec lance une campagne d’information très concept : la route de l’érable. Car on aime les routes gastronomiques, au Québec. Elles se multiplient comme des petits pains… à l’érable.
De jolis logos vont fleurir un peu partout. « La route de l’érable », « Créatifs de l’érable », « Ici, on sert du vrai sirop d’érable », des petites images au graphiques modernes, un programme visuel de couleur ambré impossible à rater. Tout le monde est concerné : cabanes, restaurants, pâtisseries, charcuteries, artisans glaciers… Une campagne qui vise à la fois à restaurer l’image du sirop d’érable, ternie par des crises interminables, et à nous convaincre de déguster notre produit national toute l’année.
Faut dire que l’érable en fait vivre, du monde : plus de 7000 producteurs, une centaine de transformateurs. Il était que cette industrie s’organise. Elle s’est même équipée d’une appellation, « Siropro », un logo qui garantie l’authenticité du produit. On commence vraiment à prendre la chose au sérieux.
À Montréal, une dizaine d’établissement ont décidé de se prêter au jeu de la route de l’érable. À la boucherie du marché (Jean Talon), à coup de saucisses aux pommes et érable, chez Première Moisson, pour ses pâtisseries dorées, au restaurant le Castillon, avec sa crème brûlée à l’érable (miam), à La queue de cochon (un boudin au raisin et érable!), au restaurant et à la boutique Europea et, vivement l’été, aux Havre aux glaces des marchés Jean-Talon et Atwater.
Et car l’érable se veut un produit branché, la fédération a fait concevoir un site Internet à la fois simple, léger et contemporain, avec carnet d’adresses et recettes. Un plan de communication ambitieux : 6 millions de dollars depuis 2003, et une attaque vers de nouveaux marchés : Europe, bien sûr, et Japon. L’érable est bien entré dans l’ère de la mondialisation !
La route de l’érable
www.laroutedelerable.ca




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