La nouvelle Montée
La Montée de lait, le tout petit et adorable resto de la rue Marie-Anne, a déménagé. Bienvenue à La Montée… rue Bishop. Tout un choc. J’en profite pour publier ce que j’avais écrit sur la Montée de lait en août 2004.
Petit lait deviendra grand
C’est le genre d’endroit dont on hésite à vous parler, tant on aimerait le garder pour soi. Parce que c’est bon, bien sûr, mais aussi tout petit. La montée de lait, c’est vrai, n’est pas tellement plus grosse qu’une bonne crotte de fromage de chèvre.
C’est ce qui fait son charme, d’ailleurs. Petites tables alignées, modeste comptoir et musique lounge pas trop énervante donnent une petite ambiance intime pas piquée des vers.
Pourtant, cette petite place bien tranquille est tenue par des jeunes pleins d’énergie, du genre à vous créer de palpitants petits plats qui ne ronronnent surtout pas. Ça sent la fraîcheur, l’inventivité, la créativité, la spontanéité, bref, la jeunesse. Mais qu’est ce qu’ils ont tous, ces jeunes chefs, à être plein de talents ?
Prenez le maître des lieux, par exemple. Il part sur une idée toute bête : le fromage. Et il vous décline ça en un clin d’œil, en entrée, en plat et en dessert. Ou en plateau, tout simplement. Accompagné, bien sûr, d’une solide carte des vins pleine de bonnes bouteilles importées en privée. Lesquelles avons-nous bu ? Hic! Je ne sais plus. Vous le demanderez au voisin Chalifoux qui m’accompagnait ce soir là, c’est lui, le pro.
Mais je peux vous dire, par contre, que le chèvre frais « mais chaud » qui s’étalait dans toute sa splendeur sur un beignet d’aubergine doublé d’un lit d’oignons était franchement à (au) point. Et on vous en dit autant des beignets de tomates vertes, surprenants.
Amis carnivores, vous n’oublierez pas, vraiment, ce plat de côte de veau grandissime dissimulant du comté dans la purée de pommes de terre et d’oignons crus. Carrément généreux. Côté mer, le thon rouge se farcit de tomates confites et s’accompagnent de pommes de terre revenues dans le gras de canard. Association ô combien attrayante et séduisante.
Après cette orgie sympathique, une petite crème brûlée : mais ne dites pas « encore ! », elle est montée au petit lait. Un petit goût acide tout à fait étonnant. Sinon, tournez-vous vers cette jolie terrine de fraise au lait de coco parfumée de menthe, ou tout autre dessert qui vous sierra. Après tout, c’est vous, le client. Le reste de la carte, ce sera pour la prochaine fois, car j’y retournerai. Une Montée de lait, c’est bien, mais deux, c’est mieux.
Cote : ***
Soyez certain que cette nouvelle Montée est sur mon écran radar… Si jamais vous y allez dans les prochains jours, postez-moi un commentaire !
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