Les restos en crise ?


Tout comme mon collègue Thierry Daraize, je m’inquiète pour le monde de la restauration. En période de crise économique, ils sont en première ligne des victimes commerciales. Car une dépense au restaurant est une dépense superflue. Quelques restaurateurs m’ont évoqué une baisse d’achalandage. Mais difficile de faire le lien, pour l’instant, puisque le mois de janvier est traditionnellement une période creuse. D’ailleurs, bon nombre en profite pour prendre une pause ou même rénover, comme c’est le cas chez Raza. Preuve que le moral est encore au beau fixe chez certains !
Je ne suis pas aussi pessimiste que mon collègue, cependant. Les dîners d’affaire et les sorties au restaurant restent indispensables à une certaine frange de la population moins touchée par la crise. Ces clients vont peut-être se tourner vers des restaurants meilleur marché. Les restaurateurs doivent donc s’adapter. Du côté des menus du midi, une baisse des prix est improbable. Ils sont déjà souvent très abordables et d’un rapport qualité/prix acceptables. Même les meilleurs tables jouent le jeu. Pensez à Européa, et son lunch gastronomique à 25$ ! Une incongruité, dans les autres métropoles de ce monde.
C’est donc aux tarifs de soirée, qu’il faut s’attaquer. Pour se faciliter la tâche, le chef peut se tourner vers des pièces de viande moins nobles et les offrir en braisé. Avec quelques légumes racines et une sauce dense et savoureuse, c’est la recette du succès. Travailler les poissons à bon prix, les pâtes, les soupes… Il y a moyen de casser les prix sans nuire à la gastronomie.




