Miam, Di Stasio !
20 sept
Je sens qu’on va se régaler cet automne. Un risotto aux poivrons, roquette et saucisse, ça vous dit ? Josée di Stasio m’a (re)mis en appétit, ce dimanche. Pourtant, je l’avais un peu abandonné, ces derniers temps.
Je ne sais pas trop ce qui me tapait sur les nerfs. Ses manières ? Son air convenu ? Ses invités vedettes ? Pourtant, elle m’a séduite dès ses première apparitions avec Daniel Pinard, il y a bientôt 10 ans. Elle était alors la faire-valoir du monstre sacré de la télévision gourmande (note aux Français: vous ne connaissez pas Daniel Pinard ? C’est le Jean-Pierre Coffe du Québec. Tout un personnage, truculent et intelligent). Pour ensuite développer une véritable complicité avec lui. De la très bonne télé.
Elle s’est décoincée. A hérité d’une émission en solo en 2002. A donné un coup de fouet aux émissions culinaires, avec une esthétique léchée, tout en égrainant des conseils simples. Le message principal: tout est dans l’ingrédient. Abordable.
Elle nous a fait rencontrer toute sorte de beaux personnages: en France, en Italie, en Espagne. Mais de retour au Québec, la formule s’essouffle. Une recette par ci, une recette par là: une certaine habitude s’est installée, et bien qu’elle ait toujours ce talent de vulgariser les bonnes recettes avec plaisir, on s’ennuie un peu.
Que manque t-il ? De l’énergie ? Certainement pas. Peut-être un peu plus de politique. De prises de position. En fait, je pense que Daniel Pinard me manque. C’est tout.




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