Nizza
Ils sont deux inséparables. Deux jumeaux. Armand et Ange Forcherio portent des grosses lunettes mais cuisinent très bien. Et en plus, ils sont très gentils. Puis ils sont Niçois.
Armand cuisine, Ange sert. Dans leur beau resto, vraiment très beau, ils soignent leur clientèle à coup de délicieux plats provençaux. Comme là bas. Presque authentique.
La salle est spacieuse. Sobre mais colorée. Pas du tout folklorique. La tradition, elle est dans les assiettes. Et c’est tant mieux.
Avez-vous déjà dégusté du poulpe en aïoli ? C’est le moment. La pieuvre a mariné, cuit longuement, sans bouillir. Elle se détache à la fourchette. En dessous, des pommes de terre ratte en tranche, parfaitement cuite, et une sauce aïoli, les amis, époustouflante. L’ail dans toute sa saveur. Délicat, sans agressivité, resplendissant. Chaque bouchée est unique. Ce plaisir ne devrait jamais finir.
Juste avant, la petite salade pour préparer à la digestion. Un petit mesclun miraculeux, plein d’huile d’olive et une tranche d’osso iraty, ce merveilleux fromage de brebis basque (courez vite chez Hamel). Ensuite, il faut s’attaquer à la daube. Un incontournable de la cuisine provençal, pas facile à dégoter à Montréal. La joue de bœuf marinée, saisie puis cuite longuement au four dans sa sauce au vin est un des must. Une chaire ultra fondante, délicate, inoubliable. Servi avec des pâtes, bien sûr. Nizza, c’est Nice, en Italien.
Le poisson, aussi. Le chef adore le poisson. Ils sont comme ça, les Niçois. Pauvres pêcheurs… Il aime le loup de la Méditerranée, une belle pièce toute en finesse. Grillé et rehaussé d’une tapenade d’olives noires. On nage en pleine pureté.
Et en dessert ? Au tour du pâtissier. Une série de délices du moment, fleurant le cacao, l’orange, la lavande ou la châtaigne. Le chef adore les châtaignes. Normal, il est Niçois !
Nizza
1121 rue Anderson (angles René-Lévesque et Jeanne-Mance)
514-861-7076
Midi : autour de 20$
Le soir : à partir de 35$
Cote : *****




